patrick lagacé
Richard Martineau et Patrick Lagacé
Suite aux menaces qu’a reçues Richard Martineau, j’ai eu envie de m’exprimer au sujet des gens qui acceptent mal les propos qu’ils peuvent lire.
Photo: canoe.ca
Ce que disent Martineau et Lagacé, c’est banal, ils disent ce qu’ils pensent et remettent en question l’opinion commun qu’ont les gens. Je ne leur enlève aucun crédit, mais c’est vrai, si les gens n’étaient pas des suiveux et qu’ils pouvaient vraiment penser par eux-mêmes, ces deux journalistes ne seraient ni des héros, ni des trou-de-culs. Avant de lire leurs chroniques respectives, j’entendais souvent parler de leur réputations de mange-mardes et fouteux de troubles. J’ai attendu avant de juger. Maintenant que je les suis régulièrement, je peux constater que je suis un mange-marde aussi.
Un métier
Dans la vie, il y a des métiers en tout genre. On a besoin de médecins, parce qu’on n’a pas les compétences pour s’auto-guérir, on a besoin de mécaniciens parce qu’on ne peut réparer notre voiture et aussi triste que ça puisse parraître, on a besoin de penseurs, parce qu’on est incapable de se remettre en question. Ridicule, non? Pas besoin d’une formation pour dire ce qu’on pense, pourtant. Il ne suffit pas de dire que les choses sont bonnes ou mauvaises, ni noires ou blanches, il faut aussi pouvoir l’expliquer, pouvoir faire la part des choses. Trop souvent, les gens qui sont contre le noir vont systématiquement prendre position pour le blanc, sans même y réfléchir, mais est-ce que l’opposition est toujours la meilleure alternative??
Quand j’ai des arguments partagés sur un sujet, les épais qui sont contre, m’accusent d’être pour, et ceux qui sont pour m’accusent d’être contre, alors que je ne suis ni pour, ni contre. C’est une décourageante preuve que beaucoup trop de gens sont de vrais imbéciles. Ce n’est pas nouveau, mais il y a d’infinies possibilités de le prouver et de l’expliquer.
Dans un monde sans faibles, Richard et Patrick ne choquent pas, leurs paroles sont banales et plus faibles que tout ce qu’on peut entendre dans une cour d’école secondaire. Je ne fais pas exception.
Vous êtes faibles et je vous déteste.



