loi 78

Se suicider pour la cause ou comment faire réagir les tabarnack de crétins.

Hier j’ai posté cette photo post-manifestation du 22 juillet sur mon profil personnel Facebook. Mais quelle tabarnack de commotion ça a créée. Bon, faut dire que je l’avais accompagnée d’un statut, qui ne me semblait pas incendiaire, mais qui s’est finalement avéré comme tel, quand les idiots sont débarqués.

suicide

La plupart de mes lecteurs, soit une bonne partie de l’intelligentsia montréalais, avaient compris le degré derrière le statut, puisqu’ils me suivent depuis longtemps, donc me connaissent bien.

Jusqu’à c’que les indésirables, des gens qui n’ont jamais entendu parler de moi, tombent par hasard sur mon statut. Man. Ça nous donne de belles catégories de crétins, ça.

  • Ceux qui ne comprenaient pas qu’il s’agissait en fait de mannequins pendus et non pas d’humains.
  • Ceux qui, en plus de ne pas saisir le point précédent, insistaient sur comment c’est risible de mettre fin à ses jours pour la politique.
  • Ceux qui, en plein élan de perspicacité, fiers de se présenter incrédules, m’ont indiqué l’évidence: les personnes qu’on a pendues sont des pantins. Merci à vous, j’y croyais VRAIMENT.
  • Ceux qui croyaient que je tentais fallacieusement de faire croire aux pauvres gens que pendant la manifestation du 22 juillet, 4 personnes se sont suicidées pour la cause.
  • Ceux qui pensaient que je faisais la glorification du suicide.
  • Ceux qui se sont imaginés que j’ai voulu ridiculiser le geste de Québec Suicidaire.
  • Ceux qui pensent que Québec Suicidaire tend à banaliser le suicide, alors qu’en fait ils ne se sont même pas donné la peine de lire le tract qui accompagne le geste.
  • Et finalement, ceux qui en ont profité pour ramener sur table le débat rouge/vert à l’aide de l’inefficace et récurrent argument du 50 cents par jour.

J’vous ai même concocté un best of des réactions des gens.

Bref, un gros débat pauvre en profondeur qui s’est étiré sur une période de 24 heures. Même si le conflit étudiant semblait s’être calmé dans les dernières semaines, croyez-moi, les tabarnack de crétins sont toujours prêts à intervenir.

Je vous déteste.

Dans ta tabarnack de plotte, Charest.

La loi 78 porte finalement atteinte à la Charte des droits et libertés de la personne.

loi78

Extrait tiré de cette page.

Je vous déteste.

Les élections: par instinct et non pour plaire aux sondages

Et c’est là qu’on nous sort LA recette gagnante, celle qui nous donnerait une chance de s’en sortir collectivement, c’est-à-dire, tout faire pour éviter les lignes de piquetage et par conséquent, la violence, à la rentrée des classes. Les étudiants devraient ainsi retourner paisiblement à leurs cours de façon à DÉJOUER les stratégies du gouvernement. Fermer sa gueule comme ultime stratagème, brillant en tabarnack.

Pour lire ma nouvelle chronique, c’est par ici.

Je vous déteste.

Mon malaise avec les casseroles

Salut, gens des casseroles nouvellement initiés aux manif.

J’dois vous dire que j’éprouve un certain inconfort avec la tournure qu’ont pris les manifestations dernièrement, même si, j’dois l’admettre, c’est beau de voir un tel éveil collectif. On ne pourrait faire autrement. Mais laissez-moi tout de même vous détester pis après on pourra poursuivre ensemble pis s’lancer des gros sourires niais.

Quand j’suis arrivé au parc Émilie-Gamelin, samedi à 20H, j’y voyais là des allures de Disney Land. Des gros sourires, d’la joie, d’la musique de casseroles, des enfants pis des mascottes. Le SPVM, comme à son habitude s’aventurait à travers la foule, histoire de tâter l’pouls du crowd dans l’but d’connaître le genre de soirée qu’il allait passer. À tout juste 48H post-arrestations massives, personne n’a hué les policiers. Évidemment, c’était la fête. Les gens sautaient au cou du Panda. Tout était si familial.

J’me suis retiré sur le côté, j’étais pas des vôtres. J’avais pas envie de trouver ça amusant. On venait de passer une grosse semaine à se faire poivrer, matraquer, brutaliser, arrêter, hit-n-runner. Des amis ont même dû se rendre à l’urgence. Des terrasses sur St-Denis se sont faites prendre d’assaut. Des innocents n’ayant rien à voir avec les manifestations ont été détenus/brutalisés arbitrairement. Et pour finir on nous a arrêtés massivement par le biais d’un coup orchestré à quelques/plusieurs heures de ladite manifestation. J’avais pas la tête aux festivités estivales, sorry.

Vous étiez où quand on avait besoin de vous, gens que l’on surnomme “monsieur, madame tout l’monde”? Pourquoi avoir pris autant de temps? Tsé que moi, je vous boycottais quand on passait devant chez vous et que tout l’monde vous applaudissait quand vous sortiez vos débarbouillettes rouges par la fenêtre en guise de support. Si vous vouliez supporter pour VRAI, vous n’aviez qu’à sortir dans les rues et prendre les mêmes risques que nous. J’en avais rien à câlisser d’vos morceaux de linge rouges alors que je savais qu’dans pas moins de 30 minutes on allait devoir affronter l’anti-émeute, sans vous. Votre absence a forcément permis aux médias et gouvernement Charest de nous marginaliser. Peut-être même qu’avec vous parmi nous, la loi 78 n’aurait jamais eu lieu, qui sait.

Où étiez-vous quand on s’prenait les coups de matraque pis le lacrymo? Pas là.

Quand j’suis arrivé au parc Émilie-Gamelin, samedi, j’étais en tabarnack, on venait de franchir un next level en terme de dégueulasseries d’la part du SPVM pis j’m'attendais à constater un climat semblable à mon mood. Pas des familles heureuses qui se bousculent pour voir le Panda, qui pourtant, n’a pas manqué une crisse de manif depuis des semaines. Pour vous, c’est une star d’la télé. Pour nous, c’est un dude qui est venu s’manger du poivre de cayenne dans les yeux avec nous bien avant que la télé ne s’y attarde.

Quoi qu’il en soit, c’est un beau mouvement qui a pris de l’ampleur, qui grossit de jour en jour et appelle d’autres municipalités à suivre le pas à travers la province et c’est bien comme ça. C’est beau, même. J’pas un fan, mais ok. Le résultat, il est là.

Maintenant que c’est dit, on peut poursuivre pis recommencer à s’aimer sur de nouvelles bases.

Je vous déteste.

casserole