journal de montréal

Tu t’attendais à quoi?

J’m'attendais à quoi, en lisant la Une du Journal de Montréal? J’m'attendais à quoi en regardant L’Heure de vérité à LCN?

À tout, pis probablement à rien non plus. J’m'attendais à être surpris, à ne pas l’être. J’m'attendais à mieux, à pire. J’m'attendais à réagir. J’m'attendais à faire un peu d’repérage, histoire de vérifier ce qui a été dit, ce qui a été donné comme statement, ce qu’on a voulu transmettre au télé-spectateur/lecteur. J’m'attendais à du contenu pour ma chronique hebdomadaire, à lancer ou entretenir un débat. J’m'attendais à faire preuve d’opportunisme sur un sujet chaud (ou non) d’actualité. J’m'attendais à pousser ma réflexion sur un sujet qu’on m’a volontairement garoché prématurément sur lequel on a omis d’inclure le discernement.

Je ne m’attends pas à c’que tout soit mauvais au Journal de Montréal, comme je ne m’attends pas à ce que tout soit bon à La Presse. Par contre, toi, ton idée est faite.

Toi, qui prends la peine de me répondre: « Bin là, tu t’attendais à quoi? » quand je pointe un manque de rigueur; tu sembles posséder cette solution facile. Tout est donc dans l’attente? Tes attentes à toi, elles sont claires. Ne pas s’attendre à. Réagir (ou pas) en fonction des (non) attentes. Laisser les choses aller, parce qu’elles ne changeront assurément pas. Ne s’attendre à rien, donc ne plus prêter attention, ne plus réfléchir. L’abandon.

J’te soupçonne d’être un ex-« nous », retourné à ses cours, celui qui prône le changement mais pour qui tout semble plus simple en « Je ». Pour qui « nous » n’est en fait que l’équation « eux » + « Je ». « Eux » a dû se montrer très convainquant, fort solide, pour s’assurer ton adhésion, d’ailleurs.

Je t’imagine le genre de « Je » qui ne se joint à « Eux » qu’à la condition qu’on alimente sans cesse son sentiment d’allures de conclusion de films américains, avec les toges pis le message d’espoir impromptu. « Nous » doit donc se battre constamment pour s’assurer que toi, ce type de « Je », déverse toute sa confiance dans « Eux », de façon à ce que « Nous » reste possible.

C’est pas mal comme ça que j’te perçois quand t’interviens sur mes statuts ou dans mes chroniques en me demandant l’une des questions les plus imbéciles qu’on puisse me poser, en voulant démontrer du même coup que toi, armé de ta perspicacité exceptionnelle, tu t’es rendu compte depuis des lustres que le Journal de Montréal faisait dans le sensationnalisme.

« Tu t’attendais à quoi? ». Merci tout de même de te soucier de mes attentes.

Je te déteste.

Richard Martineau - Journal de Montréal - TVA - LCN - Le Détesteur

À VOS FRAIS: Alimenter la pensée redneck

Sur le frontpage du Journal de Montréal ce matin, on laisse entendre au lecteur qu’il paie de son argent ardemment mérité pour le changement de sexe des transexuelles, qui s’offrent le gros luxe à ses frais.

Pourtant, une fois à l’intérieur, le propos de l’article n’a rien à voir avec tout ça, il est même très ouvert et favorable à ce changement. Le titre sensationnaliste qu’on a choisi pour le frontpage déforme l’intention de l’auteur (a t-il même donné son consentement?) et envoie le lecteur sur une mauvaise piste.

changement de sexe à vos frais - Le Détesteur - Journal de Montréal

Je déteste.

Youtube sur du papier

J’me suis souvent questionné sur la pertinence de mettre un screenshot pis un raccourci bit.ly qui mène à un vidéo, sur du print…

Vidéo sur papier - Journal de Montréal - Weekend - Lindsay Lohan - Camille DG

Je déteste.

Un autre cas de grande rigueur pour l’agence QMI

Diaz-HellsHier matin, gros titre sur le site du Journal de Montréal: « LA COMMUNAUTÉ HIP-HOP EN ÉTAT DE CHOC ».

Ah ouin? Moi qui en a pourtant fais longtemps partie (ex co-proprio hiphopfranco) et qui s’en tiens toujours autant informé (chroniqueur Ghetto Érudit), j’me demandais comment j’avais pu ne pas avoir ressenti ce choc. Finalement, j’ai eu ma réponse plus bas: « La mort de Diaz Hells a causé une commotion dans le monde du hip-hop québécois. »

UN ÉTAT DE CHOC. UNE COMMOTION. (Câlice.)

Vraiment? Une commotion? Comme si on venait de perdre un membre de Muzion, genre? Même le décès d’une recrue des Word Up Battles aurait pu causer une commotion. Mais Diaz Hells? C’est pas qu’la communauté rap est ingrate, c’est juste qu’elle ne sait pas qui il est, ce gars là. La plupart des gens qui y œuvrent n’ont même jamais entendu parler d’lui.

UNE JEUNE ÉTOILE MONTANTE.

C’est pas tout. J’apprenais du même coup qu’il s’agissait d’une JEUNE ÉTOILE MONTANTE. Crisse. J’ai suivi ce que faisait DiazHells, c’était un membre actif du forum hiphopfranco pendant un certain temps. J’suis persuadé que sa musique lui était très libératrice pis qu’elle l’était également pour les gens qui l’écoutaient, mais point de vue qualité, c’était pas tout à fait ça. J’dirais même que ça ne faisait pas si longtemps qu’il n’était plus complètement à chier. Et même là, sur youtube plusieurs artistes rap extra-médiocres sont écoutés par des milliers de jeunes qui veulent qu’on leur dise qu’ils ne sont pas seuls à découvrir l’amour. Mais pourtant, non, lui il ne possédait pas tant la qualité, ni trop la popularité. Rien de ça. Il n’avait ni fait ses preuves, ni convaincu personne. Un jeune rappeur de Réseau Urbain parmi tant d’autres qui a fait une toune en l’honneur de Marjorie Raymond, au moment opportun. Point. Aucun moment marquant. Presque inconnu de ses pairs.

C’est la perte d’un être humain, sans aucun doute cher pour son entourage, probablement en détresse, pis c’est triste. Mais que les choses soient claires, personne ne vient de perdre une jeune étoile montante et aucun mouvement n’est en état de choc.

Y’a d’la rigueur en tabarnack derrière cette juste recherche signée Agence QMI…

Je déteste.

Full Culture, c'est full…cool?

Ce matin, je fais un survol rapide du cahier week-end du Journal de Montréal, puis je tombe sur la très sérieuse chronique Full Culture, dédiée aux ados. Bon. Quand j’avais seize ans, s’il y a une chose que je trouvais ridicule, c’était bien quand les médias et agences de pubs pensaient m’interpeller en utilisant, d’une façon clichée et dépassée, nos expressions d’ados.

Pourtant, Anne-Marie Lobbe, ne semble pas si vieille! Pourquoi avoir accepté de faire une telle chronique? Du moins, j’espère qu’elle a fait pression pour un changement de nom!

Photo: chansontadoussac.com

Photo: chansontadoussac.com

J’arrive au point. Pour présenter Sir Pathétik, elle y va comme suit: “Lorsqu’on parle de rap ou de hip-hop québécois…

Ma chère Anne-Marie…Rap ou hip-hop…peux-tu m’expliquer la différence entre les deux?? Bafouillements et silences se feront entendre, puisqu’aucune explication n’est possible. Le rap et le hip-hop ne sont pas deux styles musicaux distincts. En fait, hip-hop, c’est un mouvement constitué de plusieurs éléments. Et le rap, étant le MCing, est un des éléments de ce mouvement. On peut dire de la musique hip-hop, tout comme on peut dire de la musique rap. Alors, la prochaine fois que tu souffriras d’insécurité, à la place d’écrire les deux, informe-toi, ce n’est pas mon travail de le faire à ta place!

Je te déteste.