
Depuis quelques semaines, un dude manquant visiblement d’originalité a cru bon de s’opposer au blogue de La Clique du Plateau, réfutant chacun de ses billets, jour après jour. Il le cite mot pour mot, pour ensuite le narguer, comme un enfant, sur un compte blogspot dont le thème est celui proposé par défaut, noir, alors que celui-ci permet gratuitement qu’on l’habille de milliers de thèmes disponibles un peu partout sur le web. Belle débrouillardise, belle paresse. Rien de très sérieux. La plupart de ses billets accumulent en moyenne zéro commentaire. Bref, aucun intérêt.
Alors que le blogue de La Clique du Plateau est le centre d’attention présentement, les journalistes cherchent toutes sortes de façons d’en parler. Patrick Lagacé, par exemple, dans un même article, traitant sur – qui en veut à La Clique? – a cité son collègue Marc Cassivi et le blogueur dont il est question plus haut. Il y a pourtant eu des dizaines d’excellents articles concernant La Clique, pourquoi arrêter son choix sur un opportuniste paresseux qui n’a définitivement aucune raison d’être? Vous voyez maintenant ce que je veux dire lorsque je parle d’une blogosphère pauvre? Pourquoi Lagacé partage-t-il une partie de sa notoriété, et de son traffic, avec n’importe qui désirant se faire connaître, sans faire le moindre effort? Il n’a vraiment aucun filtre? Oui, Internet est une tribune pour le citoyen, mais encore faut-il savoir manifester un signe de qualité.
Dans un article de Josianne Massé, section blogosphère du portail Branchez-vous, je suis cité. Flatteur, jusqu’à ce que je me rende compte qu’on me cite au même titre que celui qui dédie sa vie à La Clique.
De son coté, Dominic Arpin m’a placé dans son Top 7 tweeters, j’ai bien beau essayer de trouver une faille, les six autres sont d’excellents divertisseurs et informateurs, voilà enfin quelque chose de qualité. ÇA, ça vaut la peine.
Lagacé aura beau me citer un jour ou l’autre, je me rappelerai toujours qu’il a aussi cité des blogueurs douteux.
À mes débuts, quelques blogueurs et lecteurs remettaient en question mon existence, et c’est parfait ainsi. Le Détesteur, un nom qui laisse croire à la facilité, à un manque d’arguments, à un – m’as tu vu? – évident. De là l’importance de les spotter ceux-là, d’espèrer plus d’eux, d’exiger la qualité. Surtout dans une blogosphère faible, en retard et qui n’a toujours pas de structure.
Je sais, ça sent l’élitisme. Pas le choix. Si les journalistes ne respectent pas eux-mêmes la loi du moindre effort, n’importe qui pourra se faire connaître avec du n’importe quoi. Si au moins le blogue en question s’était brandé, un petit design, un personnage, quelque chose…même pas. Il pourrait tout aussi bien se promener dans la rue avec une feuille dont l’écriture serait – FUCK JEAN CHAREST – au crayon à mine, scotchée à son chandail, que je ne serais même pas surpris de voir qu’on s’interesse à lui…à condition qu’il parte un groupe sur facebook, bien sûr.
Je vous déteste.