22 juillet

Se suicider pour la cause ou comment faire réagir les tabarnack de crétins.

Hier j’ai posté cette photo post-manifestation du 22 juillet sur mon profil personnel Facebook. Mais quelle tabarnack de commotion ça a créée. Bon, faut dire que je l’avais accompagnée d’un statut, qui ne me semblait pas incendiaire, mais qui s’est finalement avéré comme tel, quand les idiots sont débarqués.

suicide

La plupart de mes lecteurs, soit une bonne partie de l’intelligentsia montréalais, avaient compris le degré derrière le statut, puisqu’ils me suivent depuis longtemps, donc me connaissent bien.

Jusqu’à c’que les indésirables, des gens qui n’ont jamais entendu parler de moi, tombent par hasard sur mon statut. Man. Ça nous donne de belles catégories de crétins, ça.

  • Ceux qui ne comprenaient pas qu’il s’agissait en fait de mannequins pendus et non pas d’humains.
  • Ceux qui, en plus de ne pas saisir le point précédent, insistaient sur comment c’est risible de mettre fin à ses jours pour la politique.
  • Ceux qui, en plein élan de perspicacité, fiers de se présenter incrédules, m’ont indiqué l’évidence: les personnes qu’on a pendues sont des pantins. Merci à vous, j’y croyais VRAIMENT.
  • Ceux qui croyaient que je tentais fallacieusement de faire croire aux pauvres gens que pendant la manifestation du 22 juillet, 4 personnes se sont suicidées pour la cause.
  • Ceux qui pensaient que je faisais la glorification du suicide.
  • Ceux qui se sont imaginés que j’ai voulu ridiculiser le geste de Québec Suicidaire.
  • Ceux qui pensent que Québec Suicidaire tend à banaliser le suicide, alors qu’en fait ils ne se sont même pas donné la peine de lire le tract qui accompagne le geste.
  • Et finalement, ceux qui en ont profité pour ramener sur table le débat rouge/vert à l’aide de l’inefficace et récurrent argument du 50 cents par jour.

J’vous ai même concocté un best of des réactions des gens.

Bref, un gros débat pauvre en profondeur qui s’est étiré sur une période de 24 heures. Même si le conflit étudiant semblait s’être calmé dans les dernières semaines, croyez-moi, les tabarnack de crétins sont toujours prêts à intervenir.

Je vous déteste.