Le Détesteur

Mise-au-point suite à mon dernier billet

Bon, ça a dégénéré. Éric Duhaime en a parlé sur sa page et a invité les gens à me dénoncer. Jusqu’à ce qu’il se prononce, la plupart des gens comprenaient mon texte mais y’a fallu qu’on m’accuse de vouloir semer le chaos.

La vérité? J’appelais au calme. Je lançais un avertissement. Je racontais un cauchemar que j’espère, nous pourrons éviter.

Durant les deux derniers jours, j’ai vu la ville brûler et notre confiance envers les policiers y passer en même temps. Des amis se sont fait attaquer injustement alors qu’ils n’étaient même plus dans la manifestation. Coups de matraques gratuits, sans motif, ni même pour les immobiliser afin de procéder à une arrestation. Non, gratuitement. Pour le fun d’abattre. La terreur régnait.

J’ai vu ce qui se passait de mes propres yeux, sur place. J’ai tout vu via CUTV.

Mon dernier billet semblait peut-être maladroit pour les gens qui voient les choses autrement. Je peux l’admettre. Vous avez vos idées et je les respecte. Mais je relatais le pire scénario qui pouvait se produire. Je sais que certains manifestants ont en tête de perturber le Grand Prix et je n’ai fait que transposer les événements des dernières 48H à celui-ci, toujours dans un contexte de fiction. Mon titre ne se voulait pas alarmiste pour RIEN. C’est un cri du coeur. Tout ceci doit arrêter le plus rapidement possible avant qu’on ait plus de blessés et des morts. Les policiers doivent arrêter de nous provoquer, intimider et abattre sans motif. Et de notre côté, nous devons cesser de tomber dans le piège du gouvernement.

La violence est à proscrire, je ne l’endosse d’aucune façon. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai effacé mon texte que certains ont voulu interpréter à l’opposé de mes intentions. Les gens de mon entourage de même que mes lecteurs habituels, ceux qui condamnent la violence, l’approuvaient mais force d’admettre qu’une grande majorité, suite au post de Duhaime, l’ont vu autrement. Loin de moi l’idée d’appeler au chaos. Je le répète, je relatais le PIRE qui pouvait se passer si nous (les manifestants) décidions de nous rendre dans les festivités du Grand Prix, en admettant que le tout se produise de la même façon que les événements des derniers jours. J’ai d’ailleurs terminé mon billet en disant: “J’espère me tromper”.

Pour vulgariser ça, c’que j’ai voulu dire, c’est la chose suivante:

T’as vu comment ça s’est passé dans les derniers jours? Je n’ose même pas imaginer c’qui pourrait s’produire au Grand Prix. On se souhaite que rien de tout ça n’arrivera.

Alors voilà. J’appelle au calme et au discernement. Jean Charest doit négocier au plus vite.

Nous devons éviter le pire lors du Grand Prix

Il y aura mort d’homme(s) durant le week-end du Grand Prix à Montréal. Titre plutôt alarmiste, j’en conviens, mais c’est le malheureux scénario que j’ai pu apercevoir dans ma tête en me réveillant ce matin après avoir vécu et vu le chaos des deux derniers jours au centre-ville de Montréal.
Charest! Tu ris! Mais check bin ton Grand Prix!
NOUS (oui, pas seulement les étudiants, mais NOUS) semblons déterminés à perturber les événements du week-end de la F1 du 8 au 10 juin 2012.
Dans le cas échéant, j’imagine le pire, pour tout le monde. Un sanglant massacre dans lequel on observera pour la toute première fois les sympathisants des verts, les détesteurs d’étudiants, ceux qui refusent de comprendre l’enjeu actuel (ou pire, qui le comprennent très bien) s’en prendre à NOUS. Les rues Crescent, Peel, Drummond, Stanley et Sainte-Catherine se transformeront en un tabarnack de champ de bataille. Le SPVM et la SQ laisseront une fois de plus leur discernement au quartier général et s’en prendront arbitrairement à tous ceux qui se trouveront sur leur passage. Les gens saouls sur les terrasses seront fâchés de voir leur journée gâchée par la violence, d’autres le seront également, soucieux de l’image que Montréal projettera auprès des touristes à l’international. Le 450 nous attendra de pied ferme. L’armée, peut-être? Les rumeurs de son intervention ne cessent de courir. J’imagine que le coup est déjà planifié.
Les Ferraris et Porsches exposés rue Peel seront vandalisées, renversées, les commanditaires hués et slogans anti-capitalistes seront scandés. Vitres brisées, commerces pillés, spectacles annulés. Enfants terrorisés, voire blessés. Parents en tabarnack qui voudront tout démolir, particulièrement, NOUS. Des feux allumés. Des médias bousculés, violentés. Matériel brisé. Des cris, des pleurs. Des projectiles lancés. Des blessés graves, des centaines d’arrestations. Lacrymo, poivres, flashbang, balles de caoutchouc et matraques nous rappelleront la zone de confort dans laquelle nous nous sommes installés durant les 3 derniers mois.
Le chaos. La destruction d’une partie de la ville. De grosses pertes pour les commerçants. Nous nous disperserons. L’anarchie régnera non seulement du côté de Crescent mais également chez Émilie Gamelin et son voisinage.
Finalement, l’inéluctable arrivera. Un mort. Ou deux. On NOUS mettra le blâme sur le dos. Tsé, TOUT ÇA POUR 325$ qu’on nous dira.
J’anticipe le pire puisque vous nous le souhaitez, de toute façon. Vous n’attendez que ça, que le gouvernement fasse intervenir les soldats, histoire de nous en câlisser une tabarnack. Le pire se produira. Il y aura mort d’homme(s). Nous assisterons fort possiblement à l’une des journées les plus noires du Québec. De Montréal. De la démocratie. Le monde entier ne parlera que de nous durant les jours à venir.
Quoi qu’il en soit, ça fera mal. C’est très GRAVE ce qu’il nous arrive.
Il y aura mort d’homme(s) et j’espère me tromper.
Je vous déteste. Je NOUS supporte. Je désobé

Suite à la mauvaise foi du chroniqueur Éric Duhaime, ce texte-ci s’est vu donné un ton qui ne lui appartenait pas. De GRAVES intentions m’ont été prêtées. On me traitait de fou dangereux. De casseur. De radical. D’extrémiste débile. De MEURTRIER. J’ai eu vent à plusieurs reprises qu’on m’a même signalé à la police.

Pendant 48h, j’ai eu à gérer les répercussions, à me défendre d’un crime que je n’avais pas commis. J’ai dû retirer ce texte, dans un moment de vulnérabilité, avec la ferme intention de le remettre une fois la poussière retombée, alors que je n’avais ni la force, ni l’envie de convaincre des crétins inaptes à comprendre ce qu’ils lisent, voire, qui abandonnent la lecture après le titre, en se fiant au ton donné par un chroniqueur qui se complaît dans la démagogie. J’étais devenu l’endosseur principal d’une tentative de meurtre, d’un appel à la violence. Ma seule erreur aura été d’avoir cédé à des idiots qui ne me lisent jamais et ne le pourraient de toute manière. Mes lecteurs quant à eux ont compris, m’ont supporté et m’ont fait part qu’il s’agissait peut-être même d’un de mes meilleurs textes. D’ailleurs je ne comprendrai jamais pourquoi les gens qui ne savent pas lire me lisent. C’est comme se rendre dans un resto 5 étoiles pour commander une poutine. Bravo d’en être, Duhaime.

Voici donc, du même coup, si par hasard, un crétin se retrouvait malencontreusement ici, la mise-au-point que j’ai écrite. Maintenant que tout est clair, j’pense que t’es prêt à lire ce texte.

Il y a quelques jours, ce billet avait pour titre: “Il y aura mort d’homme(s) durant le week-end du Grand Prix à Montréal”. Titre plutôt alarmiste, j’en conviens, mais c’est le malheureux scénario que j’ai pu apercevoir dans ma tête en me réveillant ce matin après avoir vécu et vu le chaos des deux derniers jours au centre-ville de Montréal.

Charest! Tu ris! Mais check bin ton Grand Prix!

NOUS (oui, pas seulement les étudiants, mais NOUS) semblons déterminés à perturber les événements du week-end de la F1 du 8 au 10 juin 2012.

Dans le cas échéant, j’imagine le pire, pour tout le monde. Un sanglant massacre dans lequel on observera pour la toute première fois les sympathisants des verts, les détesteurs d’étudiants, ceux qui refusent de comprendre l’enjeu actuel (ou pire, qui le comprennent très bien) s’en prendre à NOUS. Les rues Crescent, Peel, Drummond, Stanley et Sainte-Catherine se transformeront en un tabarnack de champ de bataille. Le SPVM et la SQ laisseront une fois de plus leur discernement au quartier général et s’en prendront arbitrairement à tous ceux qui se trouveront sur leur passage. Les gens saouls sur les terrasses seront fâchés de voir leur journée gâchée par la violence, d’autres le seront également, soucieux de l’image que Montréal projettera auprès des touristes à l’international. Le 450 nous attendra de pied ferme. L’armée, peut-être? Les rumeurs de son intervention ne cessent de courir. J’imagine que le coup est déjà planifié.

Les Ferraris et Porsches exposés rue Peel seront vandalisées, renversées, les commanditaires hués et slogans anti-capitalistes seront scandés. Vitres brisées, commerces pillés, spectacles annulés. Enfants terrorisés, voire blessés. Parents en tabarnack qui voudront tout démolir, particulièrement, NOUS. Des feux allumés. Des médias bousculés, violentés. Matériel brisé. Des cris, des pleurs. Des projectiles lancés. Des blessés graves, des centaines d’arrestations. Lacrymo, poivres, flashbang, balles de caoutchouc et matraques nous rappelleront la zone de confort dans laquelle nous nous sommes installés durant les 3 derniers mois.

Le chaos. La destruction d’une partie de la ville. De grosses pertes pour les commerçants. Nous nous disperserons. Le désordre régnera non seulement du côté de Crescent mais également chez Émilie Gamelin et son voisinage.

Finalement, l’inéluctable arrivera. Un mort. Ou deux. On NOUS mettra le blâme sur le dos. Tsé, TOUT ÇA POUR 325$ qu’on nous dira.

J’anticipe le pire puisque vous nous le souhaitez, de toute façon. Vous n’attendez que ça, que le gouvernement fasse intervenir les soldats, histoire de nous en câlisser une tabarnack. Le pire se produira. Il y aura mort d’homme(s). Nous assisterons fort possiblement à l’une des journées les plus noires du Québec. De Montréal. De la démocratie. Le monde entier ne parlera que de nous durant les jours à venir.

Quoi qu’il en soit, ça fera mal. C’est très GRAVE ce qu’il nous arrive.

Il y aura mort d’homme(s) et j’espère me tromper.

Je vous déteste. Je NOUS supporte. Je désobéis.

Pas payé pour être moins drôle que Denis Coderre

Malheureusement, t’as décidé de t’embarrasser à chaque fois que tu te connectes en devenant celui qui nous procure des câlisse de frissons de malaises dans l’dos. N’importe qui est plus drôle que toi, man. On ne peut t’ignorer, t’as trop laissé de marde sur ton passage qu’on se facepalm de honte à ta place. Imagine comment tu gâches tout. T’es humoriste, tabarnack.

Et on lit cette chronique, par ici.

Je déteste.

Conflit étudiant: Réplique aux tabarnack de crétins.

Réplique aux tabarnack de crétins.

Par ici.

conflit étudiant - grève - jean charest - le détesteur

Je déteste.

Grève étudiante: Allô les tabarnack de crétins.

Pour en finir une fois pour toutes avec l’argument du iPhone. Tu lis ça par ici, en espérant vraiment qu’tu t’reconnaisses pas.

Par ici.

grève étudiante - idiots

Je vous déteste.

Lettre ouverte à un gros tabarnack de déchet humain

Malgré le titre cinglant, cette chronique se veut touchante.

Par ici.

nightlife - gros tabarnack de porc - le détesteur

Je déteste.

Le Détesteur en chanson par Mathieu St-Onge

Mon ami Mathieu St-Onge a concocté un pot-pourri de chansons en l’honneur du Détesteur. LOLZIO.

Je déteste.

Mon père est POUR la grève étudiante, CONTRE Martineau

Mon père est abonné au Journal de Montréal depuis fort longtemps.

Avant même de lui en avoir parlé, je le pensais contre cette grève étudiante, qu’il buvait les paroles de Martineau. J’avais peur de le savoir de ce côté, de penser qu’il ferait partie des gens que je dénonce, qui à défaut de réfléchir rentrent dans le tas, pour le plaisir de s’opposer à quelque chose qui fait trop de bruit pour un quotidien aussi confortable et bien loin de tout ça.

Mon père, pour vous mettre en contexte, est sûrement l’homme que je respecte le plus sur cette terre. J’ai rarement vu quelqu’un d’aussi généreux. Il s’est toujours assuré que mon frère, ma mère, moi et sa famille immédiate ne manquions de rien, au détriment de sa propre santé. Il travaille trop pour le salaire qu’il gagne, trop pour son âge. Il est en semi-arrêt de job présentement; problèmes au cœur.

Je trouverais presque ça légitime, si sans pousser sa réflexion plus loin, il en arrivait aux mêmes conclusions que Martineau. Raisonnement individualiste d’un babyboomer qui se défonce au travail, sans diplôme. C’est mon père, je lui donne l’immunité.

Mais non, il en est tout autrement.

Au cours de ce combat, il s’est converti en défenseur INCONDITIONNEL de la cause étudiante. Il crache sur l’arrogance des Martineau, Duhaime, Beauchamp et Gendron. Et même les recours à la violence et aux manifestations illégales ne le feront pas changer d’avis. Il m’a également confié: « Tsé, c’qui s’passe dans les métros en ce moment, ça serait pas l’équipe de Charest qui aurait payé des gens pour se faire passer pour des étudiants marginaux? »

J’pense qu’il souhaite que ça pète en quelque part. C’est probablement la première fois que je le vois indigné des chroniqueurs d’opinions, d’une telle situation. Généralement, il avale et se range du côté charmant de la démagogie. Parce qu’après tout, c’est c’que ça fait, la démagogie; charmer.

Il se rend compte que le confort nous est offert en échange du silence, de l’immobilité et que cette grève permet d’ouvrir les yeux. Si au début des années 2000, on pouvait poivrer en toute tranquillité les manifestants marginaux (pour la hausse du prix de l’essence/mondialisation); en 2012, ce sont des professeurs, des étudiants, des familles à qui on demande de fermer sa crisse de gueule. Pour qui on déploie l’esquade anti-émeute. Traités comme des TERRORISTES. (Voir photo, par ici)

Il ne comprend pas que l’opinion publique puisse changer son fusil d’épaule aussi aisément, en défaveur de la démocratie qu’on laisse se faire bafouer comme ça. Il rage, juste à voir les chroniqueurs et journalistes interrompre à tout bout de champ de jeunes gens articulés, à peine adultes, qui tentent de faire valoir leurs points de vue/revendications.

Pour vous, c’est rien, ce n’est que mon père, un individu qui vous est inconnu. Pour moi, c’est un symbole de changement. J’pense qu’il aurait secrètement aimé fréquenter l’université, plus jeune. C’est un homme brillant.

Je vous crisse-tabarnack déteste.

terroristes étudiants - Gatineau - Le Détesteur

Instagram: Une liste des choses à éviter pour être intéressant.

J’vous ai concocté une liste des choses à éviter pour être intéressant sur Instagram.

Par ici.

instagram - Le Détesteur

Je vous déteste.

Tu t’attendais à quoi?

J’m'attendais à quoi, en lisant la Une du Journal de Montréal? J’m'attendais à quoi en regardant L’Heure de vérité à LCN?

À tout, pis probablement à rien non plus. J’m'attendais à être surpris, à ne pas l’être. J’m'attendais à mieux, à pire. J’m'attendais à réagir. J’m'attendais à faire un peu d’repérage, histoire de vérifier ce qui a été dit, ce qui a été donné comme statement, ce qu’on a voulu transmettre au télé-spectateur/lecteur. J’m'attendais à du contenu pour ma chronique hebdomadaire, à lancer ou entretenir un débat. J’m'attendais à faire preuve d’opportunisme sur un sujet chaud (ou non) d’actualité. J’m'attendais à pousser ma réflexion sur un sujet qu’on m’a volontairement garoché prématurément sur lequel on a omis d’inclure le discernement.

Je ne m’attends pas à c’que tout soit mauvais au Journal de Montréal, comme je ne m’attends pas à ce que tout soit bon à La Presse. Par contre, toi, ton idée est faite.

Toi, qui prends la peine de me répondre: « Bin là, tu t’attendais à quoi? » quand je pointe un manque de rigueur; tu sembles posséder cette solution facile. Tout est donc dans l’attente? Tes attentes à toi, elles sont claires. Ne pas s’attendre à. Réagir (ou pas) en fonction des (non) attentes. Laisser les choses aller, parce qu’elles ne changeront assurément pas. Ne s’attendre à rien, donc ne plus prêter attention, ne plus réfléchir. L’abandon.

J’te soupçonne d’être un ex-« nous », retourné à ses cours, celui qui prône le changement mais pour qui tout semble plus simple en « Je ». Pour qui « nous » n’est en fait que l’équation « eux » + « Je ». « Eux » a dû se montrer très convainquant, fort solide, pour s’assurer ton adhésion, d’ailleurs.

Je t’imagine le genre de « Je » qui ne se joint à « Eux » qu’à la condition qu’on alimente sans cesse son sentiment d’allures de conclusion de films américains, avec les toges pis le message d’espoir impromptu. « Nous » doit donc se battre constamment pour s’assurer que toi, ce type de « Je », déverse toute sa confiance dans « Eux », de façon à ce que « Nous » reste possible.

C’est pas mal comme ça que j’te perçois quand t’interviens sur mes statuts ou dans mes chroniques en me demandant l’une des questions les plus imbéciles qu’on puisse me poser, en voulant démontrer du même coup que toi, armé de ta perspicacité exceptionnelle, tu t’es rendu compte depuis des lustres que le Journal de Montréal faisait dans le sensationnalisme.

« Tu t’attendais à quoi? ». Merci tout de même de te soucier de mes attentes.

Je te déteste.

Richard Martineau - Journal de Montréal - TVA - LCN - Le Détesteur