Il y aura mort d’homme(s) durant le week-end du Grand Prix à Montréal. Titre plutôt alarmiste, j’en conviens, mais c’est le malheureux scénario que j’ai pu apercevoir dans ma tête en me réveillant ce matin après avoir vécu et vu le chaos des deux derniers jours au centre-ville de Montréal.
Charest! Tu ris! Mais check bin ton Grand Prix!
NOUS (oui, pas seulement les étudiants, mais NOUS) semblons déterminés à perturber les événements du week-end de la F1 du 8 au 10 juin 2012.
Dans le cas échéant, j’imagine le pire, pour tout le monde. Un sanglant massacre dans lequel on observera pour la toute première fois les sympathisants des verts, les détesteurs d’étudiants, ceux qui refusent de comprendre l’enjeu actuel (ou pire, qui le comprennent très bien) s’en prendre à NOUS. Les rues Crescent, Peel, Drummond, Stanley et Sainte-Catherine se transformeront en un tabarnack de champ de bataille. Le SPVM et la SQ laisseront une fois de plus leur discernement au quartier général et s’en prendront arbitrairement à tous ceux qui se trouveront sur leur passage. Les gens saouls sur les terrasses seront fâchés de voir leur journée gâchée par la violence, d’autres le seront également, soucieux de l’image que Montréal projettera auprès des touristes à l’international. Le 450 nous attendra de pied ferme. L’armée, peut-être? Les rumeurs de son intervention ne cessent de courir. J’imagine que le coup est déjà planifié.
Les Ferraris et Porsches exposés rue Peel seront vandalisées, renversées, les commanditaires hués et slogans anti-capitalistes seront scandés. Vitres brisées, commerces pillés, spectacles annulés. Enfants terrorisés, voire blessés. Parents en tabarnack qui voudront tout démolir, particulièrement, NOUS. Des feux allumés. Des médias bousculés, violentés. Matériel brisé. Des cris, des pleurs. Des projectiles lancés. Des blessés graves, des centaines d’arrestations. Lacrymo, poivres, flashbang, balles de caoutchouc et matraques nous rappelleront la zone de confort dans laquelle nous nous sommes installés durant les 3 derniers mois.
Le chaos. La destruction d’une partie de la ville. De grosses pertes pour les commerçants. Nous nous disperserons. L’anarchie régnera non seulement du côté de Crescent mais également chez Émilie Gamelin et son voisinage.
Finalement, l’inéluctable arrivera. Un mort. Ou deux. On NOUS mettra le blâme sur le dos. Tsé, TOUT ÇA POUR 325$ qu’on nous dira.
J’anticipe le pire puisque vous nous le souhaitez, de toute façon. Vous n’attendez que ça, que le gouvernement fasse intervenir les soldats, histoire de nous en câlisser une tabarnack. Le pire se produira. Il y aura mort d’homme(s). Nous assisterons fort possiblement à l’une des journées les plus noires du Québec. De Montréal. De la démocratie. Le monde entier ne parlera que de nous durant les jours à venir.
Quoi qu’il en soit, ça fera mal. C’est très GRAVE ce qu’il nous arrive.
Il y aura mort d’homme(s) et j’espère me tromper.
Je vous déteste. Je NOUS supporte. Je désobé
Suite à la mauvaise foi du chroniqueur Éric Duhaime, ce texte-ci s’est vu donné un ton qui ne lui appartenait pas. De GRAVES intentions m’ont été prêtées. On me traitait de fou dangereux. De casseur. De radical. D’extrémiste débile. De MEURTRIER. J’ai eu vent à plusieurs reprises qu’on m’a même signalé à la police.
Pendant 48h, j’ai eu à gérer les répercussions, à me défendre d’un crime que je n’avais pas commis. J’ai dû retirer ce texte, dans un moment de vulnérabilité, avec la ferme intention de le remettre une fois la poussière retombée, alors que je n’avais ni la force, ni l’envie de convaincre des crétins inaptes à comprendre ce qu’ils lisent, voire, qui abandonnent la lecture après le titre, en se fiant au ton donné par un chroniqueur qui se complaît dans la démagogie. J’étais devenu l’endosseur principal d’une tentative de meurtre, d’un appel à la violence. Ma seule erreur aura été d’avoir cédé à des idiots qui ne me lisent jamais et ne le pourraient de toute manière. Mes lecteurs quant à eux ont compris, m’ont supporté et m’ont fait part qu’il s’agissait peut-être même d’un de mes meilleurs textes. D’ailleurs je ne comprendrai jamais pourquoi les gens qui ne savent pas lire me lisent. C’est comme se rendre dans un resto 5 étoiles pour commander une poutine. Bravo d’en être, Duhaime.
Voici donc, du même coup, si par hasard, un crétin se retrouvait malencontreusement ici, la mise-au-point que j’ai écrite. Maintenant que tout est clair, j’pense que t’es prêt à lire ce texte.
Il y a quelques jours, ce billet avait pour titre: “Il y aura mort d’homme(s) durant le week-end du Grand Prix à Montréal”. Titre plutôt alarmiste, j’en conviens, mais c’est le malheureux scénario que j’ai pu apercevoir dans ma tête en me réveillant ce matin après avoir vécu et vu le chaos des deux derniers jours au centre-ville de Montréal.
Charest! Tu ris! Mais check bin ton Grand Prix!
NOUS (oui, pas seulement les étudiants, mais NOUS) semblons déterminés à perturber les événements du week-end de la F1 du 8 au 10 juin 2012.
Dans le cas échéant, j’imagine le pire, pour tout le monde. Un sanglant massacre dans lequel on observera pour la toute première fois les sympathisants des verts, les détesteurs d’étudiants, ceux qui refusent de comprendre l’enjeu actuel (ou pire, qui le comprennent très bien) s’en prendre à NOUS. Les rues Crescent, Peel, Drummond, Stanley et Sainte-Catherine se transformeront en un tabarnack de champ de bataille. Le SPVM et la SQ laisseront une fois de plus leur discernement au quartier général et s’en prendront arbitrairement à tous ceux qui se trouveront sur leur passage. Les gens saouls sur les terrasses seront fâchés de voir leur journée gâchée par la violence, d’autres le seront également, soucieux de l’image que Montréal projettera auprès des touristes à l’international. Le 450 nous attendra de pied ferme. L’armée, peut-être? Les rumeurs de son intervention ne cessent de courir. J’imagine que le coup est déjà planifié.
Les Ferraris et Porsches exposés rue Peel seront vandalisées, renversées, les commanditaires hués et slogans anti-capitalistes seront scandés. Vitres brisées, commerces pillés, spectacles annulés. Enfants terrorisés, voire blessés. Parents en tabarnack qui voudront tout démolir, particulièrement, NOUS. Des feux allumés. Des médias bousculés, violentés. Matériel brisé. Des cris, des pleurs. Des projectiles lancés. Des blessés graves, des centaines d’arrestations. Lacrymo, poivres, flashbang, balles de caoutchouc et matraques nous rappelleront la zone de confort dans laquelle nous nous sommes installés durant les 3 derniers mois.
Le chaos. La destruction d’une partie de la ville. De grosses pertes pour les commerçants. Nous nous disperserons. Le désordre régnera non seulement du côté de Crescent mais également chez Émilie Gamelin et son voisinage.
Finalement, l’inéluctable arrivera. Un mort. Ou deux. On NOUS mettra le blâme sur le dos. Tsé, TOUT ÇA POUR 325$ qu’on nous dira.
J’anticipe le pire puisque vous nous le souhaitez, de toute façon. Vous n’attendez que ça, que le gouvernement fasse intervenir les soldats, histoire de nous en câlisser une tabarnack. Le pire se produira. Il y aura mort d’homme(s). Nous assisterons fort possiblement à l’une des journées les plus noires du Québec. De Montréal. De la démocratie. Le monde entier ne parlera que de nous durant les jours à venir.
Quoi qu’il en soit, ça fera mal. C’est très GRAVE ce qu’il nous arrive.
Il y aura mort d’homme(s) et j’espère me tromper.
Je vous déteste. Je NOUS supporte. Je désobéis.