2010 August

Nostalgie d'une époque haineuse?

Je suis fucking en retard pour écrire ce billet, mais bon, quand ça s’est passé, j’étais en plein préparatif pour le dévoilement du Détesteur et après je n’ai jamais pris le temps de le faire. Qu’est-ce qui s’est passé? Bin, l’histoire de l’avocate là, qui a réussi à prendre une grosse somme d’argent dans les poches de Canoë suite à sa mise en demeure concernant les commentaires diffamatoires sur le blogue de Richard Martineau. Fallait quand même que Le Détesteur ait son mot à dire là dessus, tsé.

Je peux comprendre ses motivations, mais en même temps, je suis un internaute, un vrai là, celui qui se faisait appeler un internaute par sa particularité d’avoir accès à Internet, de 1997 à 2005. Mon opinion est super biaisé, je vous avertis, parce que je vais toujours pencher pour mon univers adoptif que je vois se faire reconstruire sous mes yeux. Sérieux, j’me sens comme un cyber-autochtone. On doit évoluer et c’est normal, mais comme mon opinion est fucking biaisé, faire évoluer le web ne me rend pas enthousiaste plus que ça. Moi je n’ai comme pas envie que le web devienne comme une deuxième télé, parce que j’ai déjà ma télé pour ça. Illico Web ça ne me dit pas grand chose pour vrai, on doit être abonné à chacune des chaînes pour pouvoir visionner quelques émissions en rediffusion, en plus de devoir être abonné à Vidéotron. Ils ont juste transposé le contenu d’illico télé dans mon ordinateur qui lui se trouve à coté d’ma télé, juste comme ça. Je m’inquiète beaucoup pour l’avenir du web et ce qui m’inquiète le plus c’est que tout le monde a l’air hyper-enthousiaste par rapport à ça. Les e-journaux et web télés se fendent le cul en 46 pour rendre leur contenu rentable, on va bin finir par perdre la gratuité crisse. Pis tout ça pour passer d’une machine à une autre.

C’est bin beau ce petit cris du coeur, mais je vais revenir à l’idée principale. J’me rappelle quand j’allais faire chier D-Natural sur son forum, le dude embarquait à chaque fois, il était trop sensible. J’allais de forum en forum et guestbook en guestbook donner mon opinion un peu partout. On pouvait dire ce qu’on voulait des vedettes, elles n’étaient même pas là. À part D-Natural. On ne peut pas leur en vouloir d’avoir été sceptiques au début, c’était nouveau pour tout le monde. Il y en avait une couple qui crachaient carrément sur les internautes, comme si on était une race à part. Certaines personnalités faisaient semblant d’ignorer l’existence d’Internet et quand elles se faisaient questionner sur la pertinence des internautes elles répondaient qu’elles étaient au dessus de tout ça et que de toute façon c’était des gens dépourvus de vie qui ne méritaient pas une seconde qu’on leur accorde de la crédibilité. TABARNACK que j’étais CONTENT quand on les ramassait via notre pauvre Internet sans avenir. Comme on n’existait pas, on a décidé que c’était notre monde et que les propos diffamatoires allaient pleuvoir en sacrament. Tout d’un coup ces célébrités ont commencé à vouloir contrôler les dérapages qui se disaient sur elles, on existait finalement, et on devait même arrêter tranquillement de faire ce qui était propre à notre monde. Vous nous avez laissés le construire comme on le voulait ce monde là pis un coup qu’on était assez nombreux, vous l’avez “takeover”.

J’en vois qui blâment les lecteurs qui participent sur les blogues anonymement, comme quoi ils devraient apprendre à contrôler leurs paroles et ce sous leur vrai visage. Oui, mais ce n’est pas comme si ça faisait extrêmement longtemps que les gens se brand ou s’affichent sur le web, Facebook a explosé en 2008, on se calme. Laissons-nous le temps de s’adapter à ce bel univers gentil, il y a à peine deux ans on se sentait encore comme si on était entre amis autour d’une bière dans notre salon. De toute façon, ce qui doit être dit sera dit. La personne anonyme accélère seulement le processus, elle le dit à la place d’attendre qu’une personne qui a les couilles de le dire à visage découvert le fasse. Empêcher des personnes de dire ce qu’elles veulent spontanément, c’est comme une mère qui veut trop protéger son enfant en faisant tout pour lui éviter d’avoir à affronter les mauvais cotés de la vie. Dire ce que l’on pense dans l’immédiat, c’est ça la vie.

Ça serait illogique que j’endosse la haine quand ça va trop loin, mais d’un autre coté ça me fait chier de la voir s’éloigner aussi rapidement, de faire le deuil d’une époque qui sera considérée, dans plusieurs années comme la préhistoire des internets.

Man, j'ai un peu honte

Ça fait longtemps que je voulais le dire, mais là j’le fais. J’ai honte. Si vous ne le saviez pas, je suis aussi co-propriétaire de deux sites web hip-hop, dont un qui est une référence depuis 2002. L’autre c’est un réseau social. Donc, je vois toutes sortes de gens, toutes sortes de rappeurs, du plus vrai au plus stéréotypé. Je suis arrivé en retard et par hasard dans cette culture et je ne prétendrai pas savoir ce qu’elle doit être, ni tenter de la changer à mon image. Plusieurs gens réussissent à mieux vivre à travers elle et je pense que tout individu qui y entre se doit de respecter au moins ça, c’est-à-dire, les fils de riche qui profitent des failles médiatiques ne devraient en AUCUN CAS mépriser les plus défavorisés et moins cultivés qu’eux.

MAIS, il y a tout de même une ligne entre les gens moins cultivés et ceux qui ne se forcent pas du tout pour l’être. Et c’est là que la honte entre en compte. Je ne sais pas si c’est parce que j’en vois beaucoup trop étant dans cette culture ou si c’est vraiment l’image projetée, à vous de me dire comment vous le voyez de l’extérieur, mais moi je vois beaucoup trop de gens qui n’ont rien à voir avec une culture intelligente en constante évolution, j’ai honte.

Je parle ici de gens qui:

- Écrivent comme des attardés et ne prennent aucune mesure pour s’améliorer, qui sont confortables dans leur quasi-analphabétisme et qui ne voient aucune importance dans le fait de ne pas écrire comme des imbéciles.

- Font du rap sans aucune crisse de raison, sont extrêmement mauvais, n’ont rien à dire et en font la promotion abusivement. Dans un groupe rock, le standard minimum est déjà un peu plus élevé parce que chaque membre est dépendant d’un autre et s’il est poche, il se fait mettre dehors tôt ou tard. Un rappeur ne peut pas s’auto-crisser dehors, il continue d’être poche en pensant évidemment le contraire.

- S’habillent en “yo” avec excès, adoptent le style “je-suis-une-fucking-parodie-et-je-ne-m’en-rends-même-pas-compte”. Ça n’a même pas le mérite d’être beau, ni même de “matcher”. Rien à voir avec le style hip-hop. Juste, des tout-croches qui portent du XXXL de manière à avoir l’air de beaux crisse de caves.

- Imitent et glorifient un mode de vie qui n’est pas le leur, aimeraient faire partie d’une gang de rue même si la plus proche se situe à 6 heures de route.

- Abusent du street slang et l’utilisent de la mauvaise façon. Genre, les petits blancs en régions éloignées qui tentent d’incorporer du créole à leur langage. “Yo miSs, T tRo pOuChoNne BeLlA, TrO eN fOrMe lA FaMnmZ, DoGgZ”

Ces personnes qui au lieu de se servir de la culture hip-hop pour s’enrichir, évoluer, s’améliorer dans la vie, choisissent d’en faire une paresse, un confort, une gloire. Pour eux, le hip-hop semble plutôt une excuse pour avoir un mode de vie pitoyable, alors qu’il devrait être un outil pour les aider à s’en sortir. Je pourrais faire le lien avec les quartiers défavorisés de Montréal, mais ça serait trop facile et c’est bien au-delà de ça. Le phénomène est un peu partout au Québec. Des jeunes qui se félicitent et s’encouragent à cultiver la médiocrité. Des jeunes blancs qui se sont un peu trop sentis interpelés par Lil Jon.  C’est de ça que j’ai honte, parce que depuis 50Cent, il s’est passé quelque chose qui a fait en sorte que la culture hip-hop s’est mal fait comprendre, comme si elle avait envoyé un communiqué de presse rempli de fautes invitant les jeunes aux troubles multiples à se réfugier dans celle-ci dans le seul et unique but d’être ce qu’ils sont et de ne jamais avoir rien à faire pour y remédier, à part s’enfoncer. Son “branding” a “fucking” mal. Après, les artisans iront défendre la culture en demandant au monde d’arrêter de généraliser. Oui, mais c’est presque comme ça en général, tsé.

J’ai aussi honte de la musique qui souvent ne veut rien dire et n’a rien de musical. Aucun message à faire passer et rien d’harmonieux. Honte des tentatives d’imitations de Lil Wayne avec un budget de 250$. J’ai honte de ceux qui envoient des communiqués de presse avec au moins minimum 50 fautes dans la première phrase, honte de ceux qui envoient imprimer la pochette de leur album avec des fautes dans le titre, honte de ceux qui préfèrent utiliser “paint” plutôt que d’avoir à payer pour un infographiste, honte de ceux qui passent leurs journées à faire du SPAM agressif sur les médias sociaux et surtout honte de ceux qui endossent tout ça. J’ai “fucking” honte de ce manque de professionnalisme qui est omniprésent.

En bout de ligne, que ce soit des gens de milieux et/ou modes de vie différents, ça n’a pas d’importance. Quand on pense à des gars comme Koriass, Jeune Chilly Chill, Le Connaisseur ou Manu Militari, on reconnaît qu’ils ont tous en commun le souci de bien paraitre, bien s’exprimer et bien faire les choses, il n’y a donc aucune excuse pour s’adonner à la médiocrité et s’y plaire.

Plusieurs artisans et artistes ont pris du recul ou ont complètement quitté depuis le temps et je serais curieux de savoir comment ils voient tout ça aujourd’hui. Je pense à 33mag, ex-33mtl qui couvre maintenant la scène d’un peu plus loin, PelleP, ex-animateur de l’émission La Référence sur Radio Centre-Ville, Tom de La vidéothèque, anciennement animateur de l’émission “Les 4 éléments” à CISM ou les gars du défunt Payz Play.

J’ai honte.

Vous rappelez-vous de…

En voyant le dernier “Simon’s cat”, j’ai eu un “flashback” de mon enfance. Deux courts dessins animés que Canal Famille nous présentait entre chaque émission, genre à 8:58.  Un peu semblable au style de “Simon’s cat”. Moi, j’avais entre 5 et 8 ans, mais heureusement d’autres lecteurs plus vieux (also known as les matantes) avaient peut-être déjà 15-20 ans à cette époque alors ils risquent de peut-être finalement me faire avancer dans mes recherches.

Le premier dont personne ne se rappelle commence avec une femme qui chante et qui se fait déranger par une autre femme avec une poussette qui sonne à sa porte pour lui donner son bébé. Celle-ci n’en veut pas et sonne à la porte de la maison voisine pour lui offrir. C’est un peu flou, mais j’imagine que l’autre n’en veut pas non plus et ainsi de suite jusqu’à temps que la poussette se laisse descendre à vitesse progressive dans la rue en pente. Le bébé atterrit dans un dépotoir et deux dudes l’accueillent à bras ouverts. L’un deux joue une berceuse sur son violon et quand on nous laisse au générique, on passe d’un cartoon à la “vie réelle”, avec les dudes et le bébé interprétés par des acteurs qui continuent de jouer la berceuse. Update: Ce court métrage a été retrouvé. Merci à Tigre de Sibérie d’avoir mis la main dessus, sur le site de l’ONF. Il s’agit de ça:

Le deuxième, j’ai un peu moins de détails, mais je crois l’avoir revu à Télétoon en 1998. C’est un couple qui joue au Scrabble et il y a un tremblement de terre. Je sais qu’à un moment donné le gars s’en va pour descendre dans son sous-sol mais il n’y a pas de lumière et déboule les marches. C’est tout ce dont je me rappelle. Update: Ce court métrage a été retrouvé. Merci à Luc Manuel Soares d’avoir mis la main dessus, sur le site de l’ONF. Il s’agit de ça:

Si quelqu’un peut me confirmer qu’il se rappelle d’un des deux ou encore mieux qu’il a un titre ou même un vidéo youtube, la section commentaire vous met sur sa “guestlist”.

Silence dans la salle d'attente

Hier, j’étais à l’urgence avec ma blonde et j’ai re-fait un constat que je fais et refais à chaque fois que je me retrouve dans un endroit où le silence règne. Le même constat que vous aussi probablement, mais j’avais envie d’en parler.

Quand on se retrouve dans un endroit public propice au silence comme une salle d’attente ou le transport en commun, on a peur de parler, peur qu’on écoute nos conversations, peur d’être le centre d’attention. Mais pourtant dès qu’un bruit ou une voix se fait entendre, tout le monde se met à parler en même temps. Il suffit qu’un camion de vidanges passe et brise le silence pour qu’on se rende compte qu’à peine parti, au moins 15 conversations sont déjà entamées. Esti qu’on est con. Pis on le sait en plus que c’est comme ça, mais on attend quand même LE fucking bruit qui nous autorise à discuter avec la personne qui nous accompagne ou le voisin d’à coté. Des fois, quand on décide de passer par dessus cette loi qui n’existe que dans notre tête, on freaking chuchote…Pourquoi?? Le chuchotement n’est pas un bruit de fond suffisamment élevé pour que les gens se sentent assez confortables de converser. Ça sert à quoi de chuchoter ou de s’empêcher de parler quand on sait qu’au moins 85% des personnes autour de nous n’attendent que quelqu’un fasse le move?

Le one woman show d’une mère et son bébé

Quand j’étais à l’urgence, le pire c’était la mère avec son bébé qui profitait de ce silence pour se donner en show. Elle faisait tout pour que l’entière salle d’attente embarque et interagisse avec son crisse de bébé. Je me préparais à me faire imposer des phrases pré-cuites que j’entends depuis ma naissance. Tout le monde a fini par participer, sauf moi. - Ton bébé, je l’ai trouvé cute en rentrant, après je m’en suis crissé, vraiment désolé. - En plus je me sentais comme le méchant parce que j’étais le seul à ne pas sourire et à me préoccuper de mes propres problèmes dans ma tête. - Je m’en fous de son âge, sérieux. Laisse-le pas lousse, il s’en vient vers moi et je n’ai vraiment pas la tête à faire semblant que je le trouve nice, sérieux, j’ai pas envie, viens le chercher. - La mère me regardait avec un grand sourire trop enthousiaste pour ce que j’allais lui offrir. FUCKING RIEN. De l’indifférence. Je n’étais pas ici par choix et encore moins pour son enfant. Ça me fait chier quand les mamans prennent pour acquis que tout le monde tripe au même niveau qu’elles. Faut dire que je banalise tellement le bébé, pour moi c’est juste quelqu’un qui va devenir adulte dans une couple d’années.

Contrôle ta crisse de voix ou attends.

J’ai remarqué que le monde en général est crissement mauvais pour la discrétion quand vient le temps de parler d’une autre personne sans qu’elle ne l’entende. Mettons que je suis avec des amis et qu’un d’entre eux arrive avec sa nouvelle blonde, plutôt laide, et que ça me démange de le dire à quelqu’un, mais pas à lui et surtout pas à elle, je vais soit attendre que le couple parte au dépanneur ou juste patienter une journée de plus si je sens qu’il est trop près de moi et qu’il risque de m’entendre.

Mais les gens sont fucking à chier pour ça. Aucune notion pour calculer la portée de leur voix avec la distance, à jeun en plus. Ils doivent dire ce qu’ils ont à dire maintenant ou jamais, même si la personne est à peine à 2 mètres d’eux, tout ça bien à l’aise, croyant à tort qu’elle est trop loin pour tout entendre. Le but, c’est d’éviter de lui faire du mal et dans ce cas-ci c’est l’effet contraire X46. Déjà en partant, le fait de ne pas vouloir lui dire en pleine face démontre qu’ils trouvent ça trop méchant pour lui en faire part, mais assez important pour s’empêcher de le dire à quelqu’un d’autre au plus vite. Deuxièmement, comment répliquer à ça si ce n’est pas une attaque directement? Et si on a simplement mal interprété? On aurait l’air de “stalker” leurs conversations, ça fait parano faut l’admettre. Surtout quand c’est des inconnus, on n’est jamais certains s’ils parlent de nous, parce qu’on ne les connaît pas, mais en même temps, s’il n’y a pas 5 gars avec un chandail vert dans les alentours, qui ça peut bien être?

Quand ça m’arrive avec un ami, je vais le voir pour lui faire remarquer que j’ai entendu toute sa conversation et le rendre fucking mal dans sa peau, j’veux dire, DUDE, j’étais juste à coté de toi, tu t’attendais à quoi crisse d’épais? Je le sais que 100% des gens que je connais parlent contre moi un jour ou l’autre, ce n’est pas un secret pour personne et je n’ai aucun problème avec ça. Mais y’a rien de pire que de voir une personne le faire à quelques mètres de toi, avec sa face de dégoût pis toute. C’est comme chier, on le sait que tout le monde le fait, mais on ne veut surtout pas surprendre quelqu’un en train de le faire.

Il y a aussi ceux qui font exprès, parce qu’eux, il savent déjà tout ce que j’ai expliqué plus haut et c’est leur meilleure arme pour blesser quelqu’un, ils veulent être certains que la personne ciblée a tout entendu. Je déteste être complice de cette tactique de MARDE. “Hey man, check ça comment le gars est trop laid avec son mohawk!” Ta yeule. Va lui dire si t’as tant envie de le faire chier pour qu’au moins il puisse être sûr de tes intentions pour ensuite avoir l’occasion de  te répondre ou de t’en crisser une. Une chance, ça m’a l’air d’être beaucoup plus une affaire de filles ça.

Tout ça pour dire que man, ton esti de voix, même si tu ne parles pas fort et que dans ta tête t’as l’impression qu’elle ne se rend pas plus loin que tes pieds, t’as sûrement tort. Pis “tort”, ça s’écrit avec un “T” et non un “D”, merci.

Twitter n'est pas myspace

Depuis quelque temps, j’ai l’impression que chaque entreprise ou producteur d’événement sait qu’il doit être sur Twitter, il n’a pas trop l’air de savoir pourquoi, mais il sait qu’il doit être là. Sans trop se poser de question, il follow 500 personnes à la fois dans le but de se faire follow back, puis il bombarde son profil de liens concernant son produit.

Je me fais follow à chaque jour par au moins 2 ou 3 entreprises comme celles mentionnées plus haut.  Elles finissent par m’unfollow quand elles voient que je ne les follow pas. C’est comme ça à chaque jour. Arrêtez.  Vous n’êtes pas intéressantes et ne bénéficierez jamais de toute cette fameuse grandeur de Twitter qu’on vous vante tant, pas de cette façon, impossible. Le pire exemple c’est probablement Elisabetta, ex-lofteuse de la télé-réalité Loft Story. Elle prend la peine de follow 500 nouvelles personnes à tous les deux jours, attend de se faire suivre en retour et quand c’est fait elle unfollow tout le monde. Le pire c’est qu’elle ne récolte qu’une quinzaine de followers à chaque fois. Tellement d’efforts déployés pour trop peu d’efficacité.

Comprenez-donc une fois pour toute qu’un réseau social ne fonctionne pas nécessairement comme  tous ceux que vous avez connus. Trop de gens utilisent tous les médias sociaux de la mauvaise même façon qu’ils utilisent MySpace. Des “friend requests” et des “copier-coller” de messages auto-promotionnels largués sans-honte un peu partout. Twitter n’est pas MySpace. Et MySpace souffre  tout autant d’être devenu celui qu’il est. Il n’a pas été conçu pour se faire vomir des kilomètres de spam sur tout son territoire.

J’inclus dans le même paquet les émissions de télé comme Big Brother ou Musée Éden, qui pour avoir l’air branchées sur les dernières modes font la promotion de plusieurs pages Twitter quasi-inactives qui seront complètement abandonnées une fois l’émission terminée. Twitter est efficace mais pas dans TOUTES les situations et surtout pas de n’importe quelle façon. Ne négligez plus votre public sur Facebook, il est là et vous attend, laissez donc faire la “folie” Twitter un peu…

Si seulement vous saviez ce que tout ça pourrait vous rapporter. La première étape est franchie, vous êtes sur Twitter, ne gâchez pas ça, surtout si vous êtes les premiers dans votre domaine. Les entreprises pouvant le plus bénéficier de Twitter ne parlent presque jamais d’elles, elles interagissent avec la twittosphère. Ne vous en faites pas avec ça, les gens regardent votre bio, ils veulent savoir ce que vous faites dans la vie et/ou ce que vous pourriez leur apporter. Contentez-vous d’être présents,de participer et le reste viendra.

Je ne veux pas de fans, merci.

Ça sonne prétentieux dit comme ça, mais veut veut pas, quand tu as beaucoup fait parler et que ton nom sort de plus en plus, avoir des fans est une possibilité. De toute façon, n’importe qui qui créé du contenu, bon ou mauvais, a des fans, qu’ils soient nombreux ou pas.

J’ai eu des fans dans le web 1.0 quand je faisais de la mauvaise musique qui tournait autour d’un loufoque personnage. Je ne les aimais pas du tout. En fait, le problème ce n’est pas le fan comme tel, mais celui qui veut comme trop interagir, jusqu’à penser qu’il peut devenir TROP friendly/arrogant après 15 minutes, genre décallisse dude. J’en ai eu d’autres avec hiphopfranco à une certaine époque quand mon hotmail était affiché dans la section contact, toutes les petites filles m’ajoutaient sur leur liste MSN en pensant que j’étais une superstar parce qu’on faisait affaire avec des artistes “super populaires”. Décallisse toi aussi. On dirait qu’ils ont des attentes, mais qu’on doit leur confirmer, genre:

“Salut, j’ai déjà entendu ton nom une couple de fois, mais je suis pas sûr si t’es quelqu’un de connu ou non et si oui ça doit être tout récent, donc tu dois être plus accessible alors penses-tu que je peux essayer de m’infiltrer dans ton monde?”

Si je dis tout ça c’est parce qu’hier il y a un dude qui m’a ajouté sur Facebook et est venu me parler sur le chat. Il m’a donné un “big up” en me disant qu’il ne me connaissait pas avant le buzz du dévoilement du Détesteur, mais qu’il a lu rapidement et que ça avait bien de l’allure ce que j’écrivais. Après il m’a donné comme suggestion de faire un autre blogue avec Le Détesteur et un autre personnage. Je ne savais pas trop quoi répondre. Il m’a relancé en me disant qu’il pourrait être l’autre personnage. Dans ma tête il y avait un gros “WTF?”, mais je me suis contenté d’y aller d’un simple “lol” qui voulait tout dire. Là, il me dit: “Mais je suis pas une groupie…” DUDE! Il y a une chose qu’il faut comprendre. Quand tu dis à un autre dude que t’es pas une groupie, la première chose qui lui vient en tête c’est:

“Ok, le gars vient de réaliser qu’il a peut-être été trop enthousiaste envers moi, il s’est sûrement trouvé groupie de m’avoir dit ça. Et s’il me l’a dit, c’est parce qu’il considère que je suis au stade d’avoir des groupies, donc il pense que je suis assez connu pour en avoir. C’est une groupie finalement. Pas une groupie de moi, mais une groupie des gens connus en général.”

Après il s’est mis à m’expliquer pourquoi les gens aimaient Le Détesteur et pourquoi ils aimeraient moins Murphy Cooper et un paquet de trucs qui dépassaient largement ses connaissances. Et il m’obstinait sur mes intentions et celles de mes lecteurs. Man, t’as découvert Le Détesteur hier et tu n’as même pas lu la moitié de mes billets.

Dans le même genre, je vois souvent des personnes qui passent leurs fucking journées à commenter les statuts Facebook de tous les humoristes/chanteurs/rappeurs/acteurs/personnalités. Des collectionneurs de “noms qui leur disent de quoi”. Moi je n’embarque pas là-dedans, je veux des lecteurs qui savent faire la part des choses et surtout pas n’importe qui qui pense devenir quelqu’un en parlant à quelqu’un d’à peine connu. De toute façon, Le Détesteur c’était qui en dehors de la blogosphère? Bin c’est ça.

Retour sur mon dévoilement

Comme vous avez pu le constater je suis le dude derrière Le Détesteur et c’est hier que je me dévoilais. Suite à ça, à ma grande surprise, j’ai reçu beaucoup de “props”, mais aussi quelques tribunes m’ont été consacrées. Parmi ces tribunes, il y a eu celle de Yan Thériault, “Le Stream”, une web émission interactive diffusée en direct sur la plateforme UStream. La deuxième partie parlait surtout de mon ex-personnage et des “haters”, anonymes ou pas, sur le web. J’aimerais revenir sur un point qui m’a particulièrement accroché.

En parlant de Pierre-Luc qui s’est fait “ramasser” par mon personnage, Yan a lancé une sage phrase: “Sur Internet, t’es nul part où on ne veut pas que tu sois”. C’est très vrai, je suis entièrement d’accord. Mais, j’ai un peu l’impression que lui et les quelques tribunes qui en ont parlé, tentent de marginaliser Le Détesteur, dans leur façon de l’apporter, par rapport à ce fameux “ramassage”, celui qui consiste à ridiculiser une personne qui publie son contenu sur youtube. Je n’ai aucun problème à me faire critiquer par rapport ce que j’ai fait, même que je m’attendais à pire. Mais en quelque part, tout le monde endosse ce genre de comportement d’une certaine façon.

Premièrement, à cette époque, en ne manifestant pas leur désaccord et en me félicitant pour mon blogue qu’ils suivaient avec intérêt, les gens me donnaient le pouls de ce qu’ils aimaient lire et TRÈS peu se sont montrés choqués. Je ne parle pas des lecteurs anonymes, mais de professionnels qui me lisaient, souvent en silence, et qui venaient me voir pour me dire que ça faisait du bien, qu’il était temps qu’un blogue comme ça arrive dans la blogosphère. De l’avocate à l’agent d’immeuble ou du journaliste au chroniqueur télé, ils venaient me faire savoir qu’ils savouraient chacun de mes billets comme un dessert.

Ce n’est pas les blogueurs anonymes le problème, c’est une question de culture du web. C’est quoi l’esti de différence entre moi qui présente une grosse qui danse mal à 1000 lecteurs fidèles pis Dominic Arpin qui montre à des millions de téléspectateurs un “skinny” chinois qui s’humilie en chantant comme une marde? La seule différence, c’est que moi je suis celui qui part le bal avec une personne qui habite la même province que nous. Alors que Dominic ne fait que rapporter un vidéo quand le mouvement a déjà été bien enclenché, souvent par 4Chan, dans un autre pays que le nôtre. Encore là, on pourrait parler du phénomène Lady Gripette. Ça semble bien correct de faire tout ça quand le “mal est déjà fait”, comme si le fait d’y contribuer ou non ne changeait plus grand chose de toute façon, alors aussi bien en rire (?). Et pourtant, chacun de ces phénomènes part de la même façon, il y a un Détesteur dans chaque partie du monde qui s’occupe de faire ça, et nous, inconscients et bien loin de ça, on endosse son geste avec grand plaisir. Ça nous fait tous rire et on en partage à chaque jour. On s’abonne au “RSS Feed” des sites-communautés comme Buzzfeed en espérant tomber sur le prochain Star Wars Kid. Le Détesteur c’est de la poussière à coté de ça.

Tant que les gens publieront des vidéos sur des communautés de partages, ils s’exposeront à de tels risques. S’ils ne veulent pas recevoir de commentaires, qu’ils prennent les précautions nécessaires, comme par exemple héberger le vidéo sur leur propre serveur de façon à ce qu’on ne puisse pas le “embed” facilement et fermer la section commentaires de leur blogue. Autrement, il y aura toujours des gens qui diront spontanément ce qu’ils pensent, propos diffamatoires ou non, mais de manière assez négative pour décourager celui qui créé le contenu ou pire, à créer un phénomène qui ne se contrôle plus.

AJOUT J’aimerais aussi répondre à Yan à propos de la question suivante: “Est-ce que Murphy Cooper aura l’audace de faire du “namedropping” comme le faisait Le Détesteur?” La réponse est non. Avant tout ça, je le faisais sur les forum, sachant que les personnes concernées me lisaient et à la base j’étais même prêt à partir Le Détesteur sous mon vrai visage. La grosse différence aujourd’hui, c’est l’influence. Sur un forum, les “forumeurs” ne sont pas assez importants aux yeux des “victimes” – même si elles en souffrent parfois - pour que ça ait autant d’impact sur elles. Quand c’est un blogueur d’influence par contre, ça change tout, c’est beaucoup plus risqué pour lui et pour les autres, parce que ses paroles sont tellement plus meurtrières. J’avais sous-estimé ça. Mais au delà de ça, le détestage était un concept d’un personnage qui en était lui-même tanné. Je vais continuer de chialer comme je l’ai toujours fait, le plus constructivement possible.

Je suis Murphy Cooper

Murphy Coooooop

Ce soir, je me suis dévoilé dans une entrevue accordée à Mike Tremblay et toute l’équipe du Stupidarium.

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Je voudrais en profiter pour remercier la courte mais déjà trop grande liste de personnes qui connaissaient mon identité et qui, même s’ils se sont probablement échappé à deux ou trois personnes, ont quand même fait en sorte que la terre entière n’était pas encore au courant. Certains le savaient depuis 1 an, d’autres deux semaines seulement. Oui, ces personnes vous ont peut-être menti, détestez-les.

Koriass

Sinis

Manu

Ivanhoé

Krlep0ser

Noella

Freak

Roots

Rick Chasseur

Mike Tremblay

Nate Legris

Le Brutaliste

Ma blonde

Je suis Le Détesteur

Ce soir, je l’ai fait, je me suis dévoilé dans une entrevue que j’ai accordée à Mike Tremblay et l’équipe du Stupidarium. Je suis la personne qui se cachait derrière le défunt personnage Le Détesteur.

Sans plus tarder…

Voici l’entrevue