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Depuis l’affaire Villanueva, les débats raciaux reviennent très souvent. Le Détesteur a son mot à dire, lui aussi.

Imaginez, vous sortez dans un club ou dans un bar et tout d’un coup, vous sentez une mauvaise atmosphère, vous vous retournez, et voyez des gardes de sécurité courir, dans le but d’éviter les dégâts, d’arrêter la bagarre. Premier constat: des noirs. Bon, ça peut arriver à n’importe qui de se battre. La semaine d’après, vous sortez dans le même bar et le même phénomène se reproduit. Même constat, ils sont noirs mais ce ne sont pas les mêmes dudes que la dernière fois. Bon, probablement un hasard. Mais, ça recommence, encore et encore, différents endroits, différentes personnes, mais toujours de même couleur. Cas isolés? Certainement, mais bien difficile de se dire le contraire quand la situation se répète régulièrement. J’ai plusieurs amis noirs qui confirment ne plus vouloir sortir dans les bars réservés aux blacks, «ils cherchent le trouble pour rien, avec n’importe qui, sans raison» m’ont-ils tous affirmé, découragés de la situation. «On le sait que plusieurs sont comme ça, même ma mère refuse que ma soeur sorte avec un black, ce n’est pas un secret pour personne dans la communauté noire, mais qui va aller en parler? Ça ne ferait qu’empirer notre situation» poursuit une des personnes questionnées.

Oui, les portiers de certains clubs interdisent l’entrée à certains noirs. Force d’admettre qu’être à la place de l’administration, on ne veut pas voir son commerce devoir fermer ses portes. Un doorman s’explique: «Soir après soir, tu laisses entrer un groupe de personnes noires avec un peu trop d’attitude, tu ne peux pas juger si tu ne les connais pas, mais tu espères tellement que tes préjugés s’avèrent faux…finalement, ça éclate et tu regrettes de ne pas l’avoir évité»

C’est tous les autres qui paient pour eux d’une manière ou d’une autre. Je crois que c’est important de mettre le doigt sur le bobo, il faut qu’eux-mêmes arrêtent de protéger leur communauté à tort, en accusant la justice d’être 100% responsable du profilage racial. Vous ne faites qu’endosser leur comportement en restant silencieux. Il faut aussi arrêter d’avoir peur de passer pour des racistes si on ose dire les vraies choses. C’est comme ça que ça se passe, c’est comme ça que je le raconte, point final. Si par la suite les gens se méfient, au moins, ils auront raison de se méfier des vraies choses qui se passent vraiment, ce sera un pas de plus dans la bonne direction, parce qu’en ce moment, les gens se méfient de choses fictives que les médias tentent de leur faire croire. De plus, c’est beaucoup moins offensant de se faire accuser de trucs qui correspondent à la réalité, plutôt qu’à de fausses accusations, exagérations et propagandes médiatiques. Je connais des personnes qui ont déjà vu leur visage faussement associé à une gang de rue, c’est grave.

Plusieurs policiers de Montréal abusent du profilage racial et vont trop souvent au devant des coups. Je connais même certaines personnes victimes de brutalité policière, alors qu’elles n’avaient rien à se reprocher. C’est une fucking roue qui tourne et qui continuera de tourner tant qu’on n’aura pas les couilles de dénoncer les vraies choses. On ne peut pas faire la part des choses, ni même oser penser qu’on peut régler un problème en se basant sur des spéculations, arrestations, reportages et sondages télévisuels. Fucking journalisme boboche de câlisse. Chaque groupe d’individus prêche pour sa paroisse, prétendant qu’il n’a rien à se reprocher et que l’autre est dans le tort par dessus la tête. Réveillez, tabarnac.

Je ne vais certainement pas régler un problème aujourd’hui, ni même trouver de solution miracle demain, mais juste d’enlever sa tête du fucking sable, ça ne peut pas faire de tort à personne, il commence à être gelé de toute façon.