2009 October

QUAND JE SERAI VIEUX, JE VEUX ÊTRE COMME LUI

Ne le jugez pas trop vite, c’est un héros, il a seulement tenté d’affirmer tout haut ce que tout le monde pense tout bas: les filles n’avaient pas leur place sur le terrain.

Q-U-E-B-E-C-A-M POINT C-O-M

Suite à l’annonce de la chronique « Espion dans ton salon », qui présentait la vidéo de la charmante Manon, un lecteur m’a fait parvenir celle-ci, d’un certain Mr. Luke qui s’improvise rappeur le temps d’un freestyle pour faire la promotion d’un site web qu’il apprécie particulièrement, bon visionnement.

Je déteste.

LIPDUB SUR THRILLER DANS UNE ÉCOLE PRIMAIRE

Je déteste les lipdub. Je déteste les enfants. Je déteste les hommages à Michael Jackson.

Imaginez comment je déteste cette vidéo des élèves de l’école primaire Wilfrid-Bastien de St-Léonard.

Si vous n’êtes pas contents, « stoolez-moi » au prof.

C’EST QUI CE DÉRANGÉ LÀ?

Je le déteste.

Ce dude là produit des vidéo-réponses à chaque heure de la journée, à tous les jours, il ne fait que ça. Il parle anglais et très peu français. Il a répondu à des centaines de vidéos en seulement un mois, toujours avec sa perruque de clown et ses dents croches et sales. Tabarnack de fucké.

Pour accéder à sa chaîne youtube:

www.youtube.com/user/68QueenKeeley68

HEY MANON! WHERE DID YOU COME FROM, WHERE DID YOU GO?

espion

Cette nouvelle chronique mettra le spotlight sur ces vidéos honteuses québécoises mises en ligne sur youtube exclusivement pour la famille et les amis, celles qui n’ont généralement pas plus que 100 vues. À la base, c’est une blague qui ne doit pas se rendre plus loin que le cercle d’amis, mais heureusement, Le Détesteur est là pour les dénicher afin de leur faire regretter leur mauvais choix.

Pour bien démarrer la chronique, je vous présente Manon, qui se déhanche sur le succès de 1995, Cotton Eyed Joe du groupe Rednex:

Je déteste.

L’AGRESSIVITÉ, J’ADORE

TA GUEULE, LE CITOYEN!

En ce temps de médias sociaux, la parole du citoyen se fait entendre plus que jamais. Dans cet univers, Éric Lapointe est un faux rocker, Céline Dion est partout et quétaine et les artistes devraient s’imposer des limites artistiques. Les vedettes ne peuvent plus faire un geste sans qu’on leur reproche. On doute de la sincérité d’un méa-culpa et un don important à un organisme pour enfants malades c’est de l’opportunisme pour rehausser son image. On prête des intentions à n’importe qui qui a du succès, on pense à sa place. Avant on le disait dans notre salon et au travail, maintenant on espère qu’il va nous entendre. Le pire c’est qu’on finit vraiment par se prendre au sérieux!

C’est du vrai journalisme boboche tout ça, on cherche des bibittes à chaque jour, à partir de tout et rien sur des fucking niaiseries impertinentes. Ta gueule, le citoyen. À lire le dude derrière La Clique du Plateau, tout le monde a quelque chose à se reprocher, tout le monde est ennuyant. Bien sûr, c’est du second degré à prendre à la légère, mais pas tant que ça, puisque depuis quelques années, on le sent qu’il y a un mouvement anti-star système, La Clique n’est qu’une réponse à cette demande et on ne peut que le confirmer en regardant les commentaires de ses lecteurs.

Plus personne n’est capable de filtrer ou quoi? Si j’avais à traiter le sujet, j’en ferais un seul article qui se résumerait à « Un star système quétaine sans intérêt », pas la peine de s’étendre à chaque jour dans les moindres petits détails insignifiants. Je suis d’avis que ça prendrait du sang neuf, mais ce n’est pas une raison pour se mettre à déblatérer comme de vrais imbéciles sur n’importe quoi, sans propos nuancés. De plus, on dirait que parce que le citoyen a finalement la parole, il a raison. Si au moins il était capable de faire la part des choses, mais non, il est sans compromis, sans réflexion. Selon lui, on tente de l’arnaquer, tout est quétaine et les directions artistiques des vedettes sont toujours de très mauvaises décisions. Je ne peux pas croire qu’une personne puisse vraiment penser que tout est mauvais, ce n’est pas crédible.

Le même phénomène se produit avec la grippe A H1N1, on écoute tout le monde, sauf les médecins, ces ennemis esclaves de Big Pharma. C’est sûr que nous, sans connaissances médicales, on peut facilement décoder et filtrer l’information qu’on trouve sur Internet, où les preuves s’accumulent pour croire à un complot. C’est drôle, mais si j’étais à la tête d’une organisation mondiale qui a pour but d’éliminer des millions de terriens, il me semble que mon soucis principal serait d’éviter que des complotistes ambitieux puissent découvrir le pot aux roses aussi facilement.

On a tellement peur d’être traités comme des robots, qu’on finit par raisonner comme des crisse d’épais.

Je te déteste, citoyen. Ta gueule. Tu prendras la parole quand t’auras quelque chose à dire.

DU TALENT À REVENDRE

Je déteste ce dude là…

…par jalousie.

C’EST BEAU EN RÉGION…

Je déteste.

ATTENDRE À LA DERNIÈRE MINUTE

Qu’importe ce qu’est la vérité au sujet de la grippe A H1N1, la peur est omniprésente dans le monde, présentement. La peur de la grippe, la peur du vaccin. On ne sait plus quoi faire et la campagne de vaccination frappe à nos portes.

Depuis deux semaines, c’est le sujet principal sur toutes les tribunes, toutes les lèvres, partout. Pourtant, la première fois que j’ai entendu parler d’une conspiration concernant ce vaccin, c’est au mois de juin, quatre mois avant la vaccination volontaire. QUATRE MOIS! On avait quatre fucking mois pour se questionner et brasser de la marde avant qu’il ne soit trop tard, mais on a préféré attendre. À quelques jours du vaccin, on veut des réponses. Qui dit vrai, qui ment? Qui est le bien, qui est le mal? La question n’était pas plus impertinente il y a quatre mois!! C’est toujours plus simple de tout repousser à plus tard pour retourner rapidement à notre train train quotidien d’être humain qui est visiblement au dessus de tout ça. De toute façon, à part semer la confusion, ça ne sert à rien de blâmer les médecins à quelques jours de la vaccination, on s’entend?

Ça me rappelle il y a quelques années, pendant l’hiver, «y paraît que le prix du gaz va monter à 1$ cet été, c’est des malades!», et qu’est-ce qu’on a fait? Rien! On a attendu. Il était trop tard. C’est arrivé et là on a chialé, on a même tenté des façons douteuses de boycott. On fait la même chose avec toutes les histoires qu’on peut entendre à propos de l’année 2012. La domination mondiale d’un seul gouvernement ou la fin du monde, ce sont des questions qui font peur, mais on ne fait rien. On en parle quand les médias en parlent mais c’est tout. Ok, on va probablement se péter une petite panique collective après avoir regardé le film 2012, mais après? Je vous rappelle qu’on aura une année complète à se frapper la tête sur les murs avant d’en arriver à ce fameux jugement dernier, en décembre 2012. Nous confronteront tous les jours le calendrier 2012, nous signerons des chèques en 2012, tout sera 2012. Si on a peur aujourd’hui, on va capoter en 2012. Mais bon, on va attendre rendu là, comme d’habitude.

«Oui mais qu’est-ce tu veux qu’on fasse? On a des comptes à payer pis des enfants à faire manger», rien à foutre, ce n’est pas moi qui pleure crisse, j’assume mon rôle de mouton, jusqu’à temps que je me tanne. Au moins, je suis conscient de ne pas avoir plus bougé que vous, à part diffuser de l’information, je n’ai rien fait, j’accepte les conséquences.

Toutes ces accusations de complots sont peut-être les plus grandes farces du monde, mais ce n’est pas la réponse qui importe. Ce que nous devons retenir, c’est que nous sommes tous confrontés à la peur, les questionnements s’accumulent et ils influencent nos vies, nos choix sont flous et la science semble nous laisser à nous-mêmes. Nous démontrons continuellement notre plus grande faiblesse, celle d’attendre avant de faire bouger les choses. Ils pourraient nous demander la permission avant d’agir que notre silence ne vaudrait pas moins qu’un oui, à condition de nous la demander à quelques mois d’avance, pas de problème, on s’arrangera en temps et lieux.

Je nous déteste.