Réponse aux idiots qui pleurent suite à ma dernière chronique Nightlife
Ma dernière chronique sur Nightlife a généré plusieurs réactions négatives, des commentaires haineux. Dans celle-ci, je dépeins le portrait d’un dude typique, de celui qui pourrait bien être l’auditeur cible de RadioX. Je l’ai qualifié de « gars coincé en 2003 ».
C’qu’ya choqué, c’est que j’me sois permis de créer une nouvelle catégorie de gens de manière méprisante, alors que j’aurais pourtant dû « laisser vivre ». Parce que ouais, #lesgens peuvent bien faire c’qu’ils veulent, écouter la musique qu’ils veulent et s’adonner aux loisirs qui leur plaisent.
Mais JUSTEMENT. Qui que tu sois, je ne pense pas t’avoir vu t’offusquer de l’emploi du terme DOUCHEBAG, depuis l’temps. Je n’ai ni lu d’article le dénonçant, ni même observé personne se lever pour le faire. Ça faisait l’affaire de TOUT LE MONDE. Approbation unanime. Pis oui, ton silence se voulait approbateur. Du grand profilage physique/esthétique de notre siècle actuel. Mais nope, c’est OK d’le faire, parce que les douchebags, on les exècre, s’prennent pour d’autres, donnent trop d’importance à leur corps pis ne se sont pas dotés d’un vocabulaire assez riche pour nous. Quand « laisser vivre » ne s’applique plus, finalement.
J’me souviens qu’au tout commencement de ce blogue, j’me foutais d’la gueule des gens qui publiaient des vidéos d’eux, où ils avaient l’air idiot, sur youtube. C’que j’dois préciser c’est qu’à l’époque, rares étaient les Québécois qui se lançaient dans le youtubbing. On n’était pas encore tout à fait là. On m’avait blâmé de m’en prendre aux pauvres gens d’ici qui n’avaient pas demandé à se faire basher. Bien que j’sois d’accord aujourd’hui, on pouvait tout de même dénoter l’hypocrisie des gens, qui, de l’autre côté, se foutaient d’la gueule de jeunes américains joufflus qui avaient eu le malheur de se filmer en train de danser la Macarena. C’était pourtant PIRE, on contribuait à toutes les semaines à donner du volume à de nouvelles risées internationales. Du cyber-bullying à l’échelle mondiale. Même Vlog, à TVA, diffusait ces vidéos devant son million de télé-spectateurs. Mais nope, on préférait se conforter dans l’idée qu’on ne les connaissait pas vraiment ces gens là, qui habitaient peut-être à l’autre bout d’la terre. Pis de toute façon, la machine de haine était déjà bien en marche, avec ou sans notre contribution.
Un exemple encore plus récent? #lesgens du bal en blanc. Eux-autres, tabarnack que non, on ne pouvait pas les « laisser vivre ». Du monde tout vêtu de blanc, pas comme nous, musclé, pas assez joli, aigle-tatoué ou avec de gros totons, sur la peach, qui n’a pas l’air de s’crisser l’nez dans des bouquins trop souvent. Ça c’est OK. Partageons massivement les albums photos pis rions ensemble. Ton « laisser vivre » ne s’applique pas, ici non plus.
Bref, c’que j’entends par là, quand vous pleurez que je dresse le portrait d’un dude coincé en 2003 qui s’crosse encore à écouter Billy Talent, c’est qu’c'est bin correct de mépriser c’qui est déjà pré-méprisé collectivement. Tant qu’ça ne nous touche pas. Laissons-nous donc vivre, pis empêchons les pas-pareils d’le faire. Eux, y peuvent pas, ils ne sont pas comme nous.
Je vous déteste.












